individual :
<p style="white-space: normal; word-spacing: 0px; background-repeat: no-repeat; text-transform: none; color: #222222; font: 12px/1.4 Arial; margin: 0px 0px 14px; widows: 1; display: block; letter-spacing: normal; background-color: #ffffff; text-indent: 0px; text-rendering: auto; -webkit-text-stroke-width: 0px; padding: 0px;">Fils naturel d'un créole blanc et d'une esclave de Guinée affranchie, Marie-Françoise, Jean-Pierre Boyer naquit à Port-au-Prince le 15 février 1776, sur la propriété connue anciennement sous le nom de « Boyer » et sise rue du Peuple (ou du Calvaire), face à la place du Marché ou de l'Intendance. Il appartient à la classe des hommes de couleur, dite « mulâtre ».</p>
<p style="white-space: normal; word-spacing: 0px; background-repeat: no-repeat; text-transform: none; color: #222222; font: 12px/1.4 Arial; margin: 0px 0px 14px; widows: 1; display: block; letter-spacing: normal; background-color: #ffffff; text-indent: 0px; text-rendering: auto; -webkit-text-stroke-width: 0px; padding: 0px;">Elevé en France, il s'enthousiasma pour la Révolution et après avoir débuté comme tailleur d'habits, Boyer s'engagea dans l'armée. Il montra sa bravoure en 1792, en combattant avec les Français contre les hommes de couleur libres réunis aux esclaves noirs menés par Toussaint-Louverture ; ensemble ils conquirent la liberté, avant que la Convention de France n'eût décrété l'abolition de l'esclavage (29 août 1793).</p>
<p style="white-space: normal; word-spacing: 0px; background-repeat: no-repeat; text-transform: none; color: #222222; font: 12px/1.4 Arial; margin: 0px 0px 14px; widows: 1; display: block; letter-spacing: normal; background-color: #ffffff; text-indent: 0px; text-rendering: auto; -webkit-text-stroke-width: 0px; padding: 0px;">Les planteurs ayant livré le môle Saint-Nicolas aux Anglais(22 octobre 1793), Boyer les combattit sous la direction des commissaires de la métropole et du général Beauvais : il se distingua au fort Biroton, dans la défense de Léogane, et dans des affaires périlleuses à la Grande-Anse. Lieutenant de Laplume, promu au grade de capitaine, il déserta le camp de Toussaint-Louverture pour se ranger sous labannière du proconsul de la presqu'île du Sud, le général Rigaud, au moment où éclatait la guerre civile du Sud (1799).</p>
<p style="white-space: normal; word-spacing: 0px; background-repeat: no-repeat; text-transform: none; color: #222222; font: 12px/1.4 Arial; margin: 0px 0px 14px; widows: 1; display: block; letter-spacing: normal; background-color: #ffffff; text-indent: 0px; text-rendering: auto; -webkit-text-stroke-width: 0px; padding: 0px;">Retiré à Jacmel, son parti succomba momentanément ;Boyer, qui n'était encore que chef de bataillon, dut alors se réfugier en France avec Pétion.</p>
<p style="text-align: left;" dir="ltr"><span style="white-space: normal; word-spacing: 0px; text-transform: none; float: none; color: #222222; font: 12px/16px Arial; widows: 1; display: inline !important; letter-spacing: normal; background-color: #ffffff; text-indent: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px;">A la mort de Pétion en 1818, il fut reconnu Président par acclamation. Dès la mort du roi Henri Christophe en 1820, il rattacha le nord du territoire. En 1822, il envahit la partie espagnole de l'île et réunit sous sa domination l'île entière. En1825, le roi de France Charles X accepta de reconnaître l'indépendance de la République d'Haïti moyennant une indemnité de 150 millions de francs-or. Boyer négocia par la suite et réussit à réduire la somme à 90 millions. Pour honorer cette dette, il dut instaurer de lourds impôts. Afin de dynamiser l'économie agricole, il restaura la corvée. Il gouverna pendant 25 ans et porta la République à un degré respectable de prospérité.</span></p>