individual :
seigneur de BEAUSART, d'HAVELUY, de CURGIES, d'ANHEE, etc.
<p>baptisé en l'église Saint-Géry de Valenciennes le 23 avril 1674,</p>
<p>hérita de ses parents un fief consistant en une rente de blé sur la halle de cette ville, un autre à PREUX-AUX-SART, provenant de Jeanne COLBART, d'autres fiefs à HAUSSY, au CATEAU,à LOUVIGNIES, le quart de la cense du MARET à FRASNOY, des terres à BERMERAIN, à SEBOURG et à HAUSSY, le quart de la maison et cense d'ANHEE-SUR-MEUSE au comte de NAMUR, venant de la famille d'ODRIMONT avecune rente, la grande maison du cimetière Saint-Géery et la moitié de trois autres maisons à VALENCIENNES ; sa tante maternelle, Mme MANNESSIER de LA MOTTE, y ajouta par testament de 1698 la seigneurie d'HAVELUY à LAGNICOURT en Artois, relevant du prince d'ESPINOY et du comte de GOMIECOURT, à charge de verser 12.000 florins à son frère ainé.
<p>Conjointement avec sa mère il présenta au Roi le dénombrement de la seigneurie de BEAUSART à CURGIES, mouvante du comté de Hainaut.</p>
<p>La seigneurie de CURGIES même, située tout auprès de Valenciennes, s'adjoignit à ses héritages grâce à une vente judiciaire en 1710.</p>
<p>Il habitait avec sa femme en 1700 une partie de maison rue du Gouverneur (aujourd'hui 32 rue de l'Intendance) à Valenciennes, servi par un valet et une servante ; on le trouve deux ans plus tard rue du Profond sens, où il paye 74 livres de capitation.
<p>Un certificat de 1730 révèle que ce père d'une famille nombreuse passait ses loisirs à faire de la tapisserie, " tant de lits que chèses ". Une sommation vint l'année suivante troubler sa quiétude, l'invitant à verser 2.000 livres " pour la jouissance de la noblesse depuis 1643 ". Il lui fallut aller jusqu'au contrôleur général des finances en personne, et même renoncer au bénéfice de ce soi-disant anoblissement, avant d'obtenir la remise du droit de confirmation.
<p>Denis-Joseph mourut à Valenciennes le 28 décembre 1736, demandant qu'il soit célébré mille messes pour le salut de son âme et que cinquante mencauds de blé convertis en pains soient distribués aux pauvres de sa paroisse de Saint-Géry ; son corps, suivant sa demande, fut inhumé dans la chapelle des Carmélites.